Artistes

  • Andréas Dao
    Andréas Dao

    Andréas Dao commence le violon à l’âge de 7 ans avec Tina Strinning puis le piano à l’âge de 8 ans avec Marja-Liisa Marosi au conservatoire de Lausanne. Il participe à de nombreux ensemble tel que les Ministrings, le Bazar Quartet qui remportera plusieurs premiers prix au concours suisse de musique pour la jeunesse, puis les Oct’opus ainsi que de nombreuses formations de musique de chambre. Andreas est actuellement en section Pré-HEM au piano et est scolarisé au gymnase Auguste-Piccard dans le cadre de « musique-études ». Il est boursier de la Fondation Crescendo con la Musica.

  • Jorge Viladoms
    Jorge Viladoms

    Né à Durango au Mexique en 1985, Jorge Viladoms commence le piano à l’âge de 15 ans en cours privés dans sa ville natale. Après seulement quatre ans d’études, il entre en classe professionnelle au Conservatoire de Lausanne en Suisse. Il se produit depuis sur les plus grandes scènes internationales et vit une carrière aux multiples facettes, en tant que concertiste, professeur au Conservatoire de Lausanne, fondateur de la fondation Crescendo con la Musica ou encore en tant qu’Ambassadeur de Jaeger-LeCoultre.

    Il se produit au Carnegie Hall de New York, au Palacio de Bellas Artes de Mexico City, au Theatre Bunkamura à Tokyo, au Festival Hall à Osaka, à la Diplomatische Akademie de Vienne ou encore au Bâtiment des Forces motrices à Genève.

    Passionné aussi de musique de chambre, on le découvre au Festival St Prex Classics, au Château d’Annecy, au Festival Piano à St. Ursanne, au Festival de Sion, au Steinway Hall de Suisse Romande, auprès d’artistes tels que Gautier Capuçon, Philippe Cassard, Lionel Cottet, Fumiaki Miura, Charlie Siem entre autres. Il apparait dans l’émission « Le Matin des Musiciens », et « Lettres Intimes » sur France Musique à Paris et son concert en soliste avec la Sinfonietta de Lausanne a été enregistré par la chaine de télévision Mezzo.

    Dans le cadre de son spectacle Luz de Luna, il se produit notamment avec les Danseurs Etoiles du Ballet de l’Opera de Paris Hervé Moreau, Aurélie Dupont, Isabelle Ciaravola sur des chorégraphies de Benjamin Millepied et Jiri Bubenicek.

    En 2012, suite au besoin de soutenir l’enfance de son pays, il donne un concert à la Salle des Assemblées de l’ONU au Palais des Nations à Genève où il annonce la création de sa Fondation Crescendo con la Musica devant 2’000 personnes. Le but de la fondation est de donner accès à la musique à des enfants vivant dans la pauvreté au Mexique, en leur donnant la possibilité d’avoir un instrument et une formation musicale de qualité. Il entame une tournée de concerts au Mexique et joue dans les salles les plus prestigieuses du pays telles que le Teatro Degollado à Guadalajara et El Palacio de Bellas Artes à Mexico City. Grâce au travail de sa Fondation un container avec plus de 100 instruments a été envoyé à l’école Centro Educativo la Barranca où des enfants défavorisés bénéficient de cours de musique pour changer leur avenir.

    Lauréat du prix Gabrielle Agostini, du concours Kiefer Hablitzel Wettbewerb, et Marguerite Meister Jorge Viladoms a obtenu son Master of Arts in Performance avec les félicitations du jury à la Hochschule der Künste de Zurich dans la prestigieuse classe de Homero Francesch, pédagogue et pianiste de renommée internationale. Il obtient également un Master en Pédagogie avec les félicitations du jury et le prix du meilleur examen de pédagogie. Pendant ses années d’études, il reçoit les conseils des maîtres renommés, tels que Pascal Devoyon, Jean-Philippe Collard, Paul Badura-Skoda, Christian Favre, Valentin Gheorghiù, Anne Queffélec et Philippe Cassard.

    En 2011, il est nommé professeur de piano au Conservatoire de Lausanne.

  • Lionel Cottet
    Lionel Cottet

    Né à Genève en 1987, le violoncelliste Lionel Cottet mène une carrière sur les plus grandes scènes internationales (Carnegie Hall de New York, Wigmore Hall de Londres, Philharmonie de Berlin, Musikverein de Vienne) en tant que soliste, chambriste et violoncelle solo de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise dirigé par Mariss Jansons. En soliste, il se produit avec l’Academy of St Martin in the Fields, l’Orchestre National de Russie dirigé Mikhail Pletnev, l’Orchestre de la Radio polonaise, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, le Philharmonique de Belgrade, l’Orchestre symphonique de Saint-Gall ou le Musikkollegium Winterthur.

    Passionné de musique de chambre, il est présent dans les plus grands festivals: Marlboro, Bergen, Verbier, Gstaad, aux côtés d’artistes comme Itzhak Perlman, Mitsuko Uchida, Nobuko Imai, Pierre Amoyal ou encore en duo avec Louis Schwizgebel. Il a également joué avec l’ensemble des 12 violoncellistes du Philharmonique de Berlin ainsi qu’au sein de cet orchestre légendaire.

    Lauréat de nombreuses compétitions internationales (Concours Lutoslawski de Varsovie, Concours Brahms en Autriche, Astral Artist Auditions à Philadelphie…) et finaliste du Concours Eurovision, il est aussi lauréat du Swiss Ambassador’s Award, Soliste du Migros Kulturprozent et boursier des fondations Leenards et Wilsdorf.

    Il s’est formé à la Juilliard School de New York, au Mozarteum de Salzbourg, à la Hochschule de Zurich et au Conservatoire supérieur de Genève, auprès de Joel Krosnick, Clemens Hagen, Thomas Grossenbacher et François Guye.

    En véritable ambassadeur de la musique, Lionel Cottet participe à différents programmes de sensibilisation auprès d’écoles et de communautés n’ayant que peu accès à la musique classique. Il joue un violoncelle Jean-Baptiste Vuillaume de 1852.

Lieu

Grande Salle de la Maison Pulliérane
Grande Salle de la Maison Pulliérane

Date

vendredi 03 Mai 2019
Expired!

Heure

19:30 - 20:30

From Latin America to Paris

L’un est suisse, l’autre mexicain. Par-delà la barrière des langues et des mers, ils nous invitent à transcender les frontières en invitant chez soi et en soi des perles d’Amérique latine dialoguant librement avec des créations parisiennes – de la même manière qu’il y a un siècle ces musiciens venus d’outre-Atlantique se sont vus accueillis à bras ouverts par «la plus belle ville du monde».

Le programme s’ouvre sur l’une des œuvres phares du répertoire pour violoncelle et piano: l’Elégie de Gabriel Fauré. Embrassant tout l’éventail expressif des deux instruments, elle voit le jour à Paris en 1880. Après une première audition privée dans le salon de Saint-Saëns, l’œuvre est présentée au public en décembre 1883 dans le cadre de la Société Nationale de Musique avec Fauré lui-même au clavier.

La Sonate pour violoncelle et piano est l’une des dernières œuvres de Claude Debussy, considéré aujourd’hui comme l’un des compositeurs les plus influents du 20ème siècle. Elle voit le jour durant l’été 1915, lors d’un séjour en Normandie. Le compositeur a d’abord pensé la baptiser «Pierrot fâché avec la lune». Les personnages de la commedia dell’arte planent sur toute la pièce, qui flaire bon l’Espagne – avec une Sérénade centrale en forme de Habanera et un Finale qui n’est pas sans rappeler les «Parfums de la nuit» d’Ibéria, œuvre emblématique du Debussy voyageur. Le violoncelle est clairement le roi du bal, avec des sonorités qui évoquent par moments celles de la mandoline, illustrant Pierrot tentant inlassablement de séduire la lune.

Fils d’un mélomane de grande culture qui lui apprend le piano, la clarinette et la guitare, le jeune Heitor Villa-Lobos se sent vite à l’étroit dans les carcans de la «grande» musique. À l’âge de seize ans, il s’enfuit de chez lui et sillonne le Brésil en recueillant d’authentiques chants traditionnels qui nourriront son œuvre à venir. «Je trouvais stupide de continuer à imiter Beethoven, racontera-t-il.

Pendant huit ans, j’ai voyagé dans les régions les plus reculées du Brésil. On m’a même cru mort! Mais j’ai rapporté de cette expédition d’incroyables richesses.» De retour à Rio de Janeiro en 1915, Villa-Lobos fait sensation en présentant en concert les premiers fruits de sa musique nouvelle, au point que son pays lui octroie une bourse pour parfaire sa formation à Paris. Près de mille opus couleront de sa plume – un record au 20e siècle. Une œuvre qui touche à la fierté de tout un peuple, à qui Villa-Lobos a offert une musique colorée et vivante. Son Chant du cygne noir en est un magnifique exemple.

Pompeux et académique, Camille Saint-Saëns? Son Carnaval des Animaux nous dit le contraire. Par sa formation instrumentale inhabituelle comme par son humour, cette «Grande fantaisie zoologique» est un vrai feu d’artifice de vitalité: elle témoigne du talent d’un homme capable la même année (1886) de donner naissance à un chef-d’œuvre dans les «règles de l’art» – sa Symphonie n° 3 avec orgue – et de dynamiter ces mêmes règles pour coller au plus près de la physionomie de ces bêtes.

Saint-Saëns n’acceptera cependant aucune exécution publique de ce Carnaval de son vivant, à l’exception du célèbre Cygne.

Reconnu aujourd’hui comme le plus grand compositeur mexicain, Manuel Ponce se forme dans son Mexique natal avant de traverser l’Atlantique afin de parfaire ses connaissances du piano et de la composition à Bologne, puis à Berlin. De retour au Mexique en 1900, il se consacre à la composition et à l’enseignement au Conservatoire National. L’année 1912 donne naissance à Estrellita, « Petite étoile », sa pièce la plus emblématique, qualifiée souvent de «nostalgie pure».

Sa Sonate pour violoncelle et piano voit le jour durant son séjour à La Havane (1915 – 1917), une immersion dans la culture cubaine qui colore l’ensemble du premier mouvement. Elle est achevée cinq ans plus tard à Mexico City et donnée en première audition au Teatro Principal avec le compositeur au piano. Chose rare: les instructions extrêmement précises à destination des interprètes ne se limitent pas au seul jeu mais embrassent également la manière de travailler certains passages; c’est le cas notamment des plus complexes techniquement, situés dans les deuxième et quatrième mouvements – un Allegro alla maniera d’un studio aux saveurs espagnoles et un Allegro burlesco regardant en direction du Moyen Age. Sur un plan plus général, cette Sonate témoigne de l’ambition de Ponce de dépasser les couleurs très 19e de son Trio romantique composé dix ans plus tôt, pour embrasser plus franchement la «modernité» qui envahit le monde musical en ce début de 20e siècle. Il y parvient avec brio en convoquant le folklore mais également l’impressionnisme qui flamboie de l’autre côté de l’Atlantique et berce de son lyrisme l’Arietta du troisième mouvement.

Ce concert est soutenu par la Fondation Leenaards.

Pré-Concert :
Andreas Dao, piano
Lauréat de la Fondation “Crescendo con la Musica”

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