« Flying fingers » : Duo Berlinskaïa-Ancelle

Un programme romantique et ultra virtuose pour 2 pianos.

Pour le WEMP, Ludmila Berlinskaia et Arthur Ancelle ont conçu un programme sur mesure, romantique, compact, sans temps mort, où la fusion de deux pianos réunis sur scène donne sa pleine mesure.

Les Danses Polovtsiennes, issues de l’Opéra Prince Igor d’Alexandre Borodine, sont ici présentées dans une transcription de Victor Babin, membre du célèbre duo de piano Vronsky & Babin, grands amis de Serge Rachmaninoff. Ce dernier, dont on célèbre en 2023 le 150e anniversaire, écrit avec sa 1ère Suite pour deux pianos l’un de ses premiers chefs d’œuvre ; atmosphères ensorcelantes et thèmes inoubliables.

Babin et Rachmaninoff se sont rencontrés à New York, eux les pianistes russes émigrés, fascinés par la virtuosité du pianiste de jazz Art Tatum. George Gershwin, dont la famille a elle aussi fui la Russie tsariste, rêve quant à lui de musique classique : il demande des cours à Ravel ou Nadia Boulanger, et donne une dimension « savante » à ses Variations sur I got rhythm, l’un de ses plus grands tubes !

Il ne se doutait pourtant pas que de l’autre côté du rideau de fer, Alexander Tsfasman, épris de sa musique, deviendrait son alter ego soviétique, le premier interprète de la Rhapsodie in Blue à Moscou, le premier fondateur d’un ensemble de jazz en URSS !

A. Borodine : Danses Polovtsiennes (tr. Babin)
S. Rachmaninoff : Suite n° 1 op 5
Pause
G. Gershwin : The Man I love (arr. Stone)
A. Tsfasman : Variations sur « The man I love » ; Valse Lyrique ; Flocons de Neige (arr. Tsygankov)
G. Gershwin : Variations sur « I got Rhythm »

Ce concert sera enregistré par Espace 2 RTS, puis rediffusé ultérieurement

Date

jeudi 04 Mai 2023

Heure

19:15 - 20:45

Labels

WEMP 2023

Lieu

Grande Salle de la Maison Pulliérane
Grande Salle de la Maison Pulliérane
Association Applause

Organisateur

Association Applause
Email
info@wempully.ch
Site Web
https://www.wempully.ch/association/

Artistes

  • Arthur Ancelle
    Arthur Ancelle

    Véritable électron libre parmi les pianistes de sa génération, Arthur Ancelle est particulièrement remarqué pour son engagement musical, la finesse et l’intelligence de son jeu, son anticonformisme, ainsi que par son art de la transcription pour piano.
    Ayant débuté le piano à 3 ans, l’étude de l’harmonie à 7 ans, diplômé en musique de chambre et pédagogie, Arthur Ancelle est titulaire du Diplôme de Concertiste de l’Ecole Normale de Musique de Paris et lauréat de nombreux concours internationaux, en France, en Russie, en Bulgarie, en Italie, en Espagne, en Australie, qui lui valent d’être invité à jouer dans plusieurs des plus grandes salles du monde, telles Carnegie Hall, le Kennedy Center, les Philharmonies de Saint-Pétersbourg et de
    Moscou, les Salles Cortot et Gaveau à Paris.
    Arthur Ancelle se distingue par ses recherches approfondies remettant en cause certaines traditions d’interprétation dans les répertoires qu’il aborde, comme en témoignent chacun de ses enregistrements.
    Chez Chopin, son compositeur de prédilection, « Arthur Ancelle purge ces oeuvres tellement enregistrées de décennies de clichés expressifs » (Gramophone), avec « un ton d’évidence porté par des moyens pianistiques considérables » (artamag’) ; compte tenu de «l’exceptionnelle saturation émotionnelle et la profondeur de l’interprétation », Piano Forum est « sûr qu’il sera en mesure d’ouvrir la voie à une interprétation nouvelle de Chopin ».
    La fréquentation du compositeur n’est probablement pas étrangère à l’autorité « renversante » (Classica) et « incontestable » (concertonet.com) dont fait preuve Arthur Ancelle dans l’interprétation des oeuvres principales d’Henri Dutilleux. « Un jalon dans l’histoire du disque » (Le Monde), « l’un des meilleurs parmi tous les enregistrements existants » (Piano Forum).
    Intelligent, facétieux, novateur, aventureux, libre, inventif, énergique, flamboyant, les qualificatifs n’ont pas manqué pour décrire l’interprétation révolutionnaire proposée par Arthur Ancelle dans les sonates de Haydn. « A la limite de l’improvisation » (Cadences, France Musique), « Ancelle veut captiver l’attention, qu’on se demande ce qui va arriver, et il y parvient » (classica).
    Bien connu pour son duo de pianos avec Ludmila Berlinskaya, dont il a suivi l’enseignement, Arthur Ancelle revendique une éducation pianistique issue de plusieurs des grandes écoles russes. Tout au long d’un parcours atypique, il s’est perfectionné auprès de plusieurs pédagogues dont les enseignements variés font cohabiter les préceptes transmis par les successeurs d’Heinrich Neuhaus, Alexander Goldenweiser, Lev Oborin, Yakov Zak ou Konstantin Igumnov. Nourris par son éducation et sa culture françaises, ceux-ci ont forgé sa technique et son approche pianistiques.
    En duo avec Ludmila Berlinskaya, il a joué aux Sommets Musicaux de Gstaad, au festival des Nuits de Décembre de Moscou, au Tokyo Spring Festival, au Rota das Artes de Lisbonne, aux Lisztomanias, aux Solistes à Bagatelle ou aux Pianofolies du Touquet en France. En Russie, ils jouent chaque saison dans les plus belles salles de Moscou et de Saint-Pétersbourg et sont invités par des orchestres prestigieux tels l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg, l’Orchestre Philharmonique de Freiburg, l’Orchestre Philharmonique d’Ulsan.
    Leurs enregistrements, multi-récompensés par la critique (Editor’s Choice Gramophone, Pianiste Maestro, Must Concertonet, Clic Classiquenews, 5 Diapasons etc.), proposent plusieurs de ses propres transcriptions en première mondiale, dont certaines ont été publiées par les prestigieuses maisons d’édition Jurgenson et Chant du Monde.
    « Maître transcripteur » (classiquenews), Arthur Ancelle privilégie avant tout l’esprit avant la lettre, musique et pianisme guident seuls la technique d’écriture, ce qui « procure un effet de cohérence et d’accomplissement » (resmusica), qu’on « oublie rapidement l’orchestration originale de lapartition » (concertonet) pour que ces « super transcriptions » (musicweb-international) soient ainsi reconnues comme des « ajouts majeurs à la littérature pour deux pianos » (Gramophone).
    Infatigable explorateur du répertoire, passionné par la conception de programmes, estimant qu’il faut dépasser la rigidité des formats usuels de concert, il prône le décloisonnement par la nécessité du message artistique, celui-ci seul définissant la forme du concert et tissant un lien plus fort avec le public.
    En ce sens, la direction artistique du festival La Clé des Portes et du Rungis Piano-Piano Festival, intimement réfléchies avec Ludmila Berlinskaya, lui offre une plateforme idéale pour son désir de partage, d’ouverture et d’expérimentation.

  • Ludmila Berlinskaya
    Ludmila Berlinskaya

    Artiste émérite de Russie, n’ayant obtenu que des 1er prix en concours internationaux, Ludmila Berlinskaya a joué sur les scènes les plus prestigieuses du monde, parmi lesquelles le Théâtre des Champs Elysées, le Concertgebouw d’Amsterdam, Wigmore Hall, le Barbican et le Royal Albert Hall de Londres, la Fenice de Venise, l’Académie Royale de Bruxelles, l’Auditorium National de Madrid, le City Hall de Hong-Kong, la Philharmonie de Saint-Pétersbourg et les plus grandes salles de Moscou, où elle a grandi. Elle est l’invitée régulière de prestigieux festivals, tels la Roque d’Anthéron, les Festivals de Colmar, d’Auvers sur Oise, d’Aix en Provence, d’Evian, de Kuhmo, d’Edinburgh,
    d’Aldeburgh, d’Orlando, de Stavanger, de Portogruaro, et de bien d’autres.
    Jouant dès ses 14 ans avec le Quatuor Borodine, la musique de chambre représente une part essentielle de sa vie musicale. Elle joue avec les plus grands noms de la scène classique internationale, tels Mstislav Rostropovitch, Youri Bashmet, Ivry Gitli, ainsi qu’avec plusieurs générations de grands solistes, tels Jean-Jacques Kantorow, Gérard Caussé, Paul Meyer, Alexandre Kniazev, Gautier Capuçon, Henri Demarquette, Boris Andrianov, Aylen Pritchin, Alena Baeva, Valentin Uryupin, Christian-Pierre La Marca… et elle compte un très grand nombre de concerts en Quintette avec les Quatuors Modigliani, Van Kuijk, Orlando, Fine Arts, Ardéo, Danel, Saint-Pétersbourg, New Russian, RusQuartet…
    Elevée parmi l’élite culturelle soviétique, son père étant le violoncelliste Valentin Berlinsky, fondateur du Quatuor Borodine, Ludmila Berlinskaya a accompli de brillantes études à l’école Gnessine puis au Conservatoire de Moscou. Ayant baigné depuis son enfance dans la musique de Chostakovitch, elle en est aujourd’hui considérée comme l’une des meilleures interprètes, ayant à son répertoire toute sa musique de chambre avec piano, y compris les oeuvres rares ou inédites, qu’elle a jouées sur des scènes du monde entier.
    Elle connut le privilège de faire partie d’un cercle extrêmement restreint autour du pianiste Sviatoslav Richter, avec lequel elle a joué à quatre mains, qu’elle a remplacé pour sa propre production du Tour d’écrou de Britten, et qui fut un guide attentif à l’affirmation de sa liberté artistique.
    Au sein d’une discographie abondante, Ludmila Berlinskaya a enregistré des oeuvres de Rachmaninov, Glinka, Schnittke, Mendelssohn, Janacek, Strauss, Tchaïkovski, Prokofiev,
    Scriabine, Liszt, Schumann, Beethoven, Medtner, Ravel.
    Artiste Melodia depuis 2013, elle a enregistré 9 albums pour ce label et reçu de très nombreuses récompenses, parmi lesquelles le Choc de Classica et l’Editor’s Choice de Gramophone.
    Depuis 2011, elle forme un Duo de Pianos avec le pianiste Arthur Ancelle, un ensemble parfaitement logique tant les deux pianistes se comprennent sur scène et en dehors. Leurs enregistrements ont été multi récompensés par la presse internationale, et ils sont invités tant par des festivals (Tokyo Spring Festival, Sommets Musicaux de Gstaad…) que des orchestres prestigieux (Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg, Orchestre Philharmonique de Freiburg). Ensemble, ils ont fondé le festival de musique « La Clé des Portes » dans le cadre enchanteur des châteaux de la Loire, ainsi que le Rungis Piano-Piano Festival, entièrement dédié au répertoire pour 2 pianos et 4
    mains.
    En 2014, Ludmila Berlinskaya a reçu en France le Prix Trofemina de la Femme Internationale de l’Année, récompensant son engagement exceptionnel pour promouvoir la musique et les arts, ainsi que les nombreux ponts culturels qu’elle a su consolider entre la Russie et la France.
    Parallèlement à son activité de concertiste, Ludmila Berlinskaia a enseigné pendant 12 ans à l’Ecole Normale de Musique de Paris, ses étudiants comptant de nombreuses récompenses internationales.

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